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Quim Torra menace de désobéir à la Cour suprême et demande de ne pas investir un autre président lorsqu'ils le disqualifieront

Lundi,
31
août
2020

11 h 56

"On ne comprendra pas qu'un parti indépendant ait présenté un autre candidat", dit-il, alors que Puigdemont lui-même soupçonne ce plan.

Le président de la Generalitat, Quim Torra.

Le président de la Generalitat, Quim Torra.
EFE

Quim Torra il propose de réveiller à nouveau la Generalitat sur le précipice de la désobéissance. Un peu plus de deux semaines après que la Cour suprême a résolu sa disqualification en cabinet, le chef de l'exécutif catalan a publiquement menacé de ne pas se conformer à la sentence et a exigé que les forces indépendantistes n'investissent aucun candidat alternatif pour le remplacer. Alors qu'il envisage de se rebeller contre une révocation judiciaire qu'il tient pour acquise.

J'ai désobéi deux fois. Je ne pense pas que ce soit la dernière fois que je le ferai. La décision d'un tribunal espagnol ne marque pas mon calendrier, a soutenu Torra via le haut-parleur de TV3, qui a interviewé le Président pour ouvrir un autre cours politique catalan incertain.

On ne comprendra pas qu'un parti indépendant présente un autre candidat, a-t-il insisté, dans un message adressé à la fois à l'ERC et au JxCat et à lui-même. Carles Puigdemont. Le fugitif soupçonne qu'un de ses adjoints devrait remplacer Torra une fois disqualifié, ce qui obligera le parti présidé par Oriol Junqueras à se positionner. Si ERC refusait de succéder à l'actuel président de la Generalitat, JxCat obtiendrait plus de munitions pour le qualifier de complice de la justice espagnole et s'il avalait – quelque chose qui semble pratiquement impossible – Puigdemont aurait un nouveau vicaire sous ses ordres et pourrait prolonger le législateur car il conçoit une candidature capable de renverser les sondages et de retracer ERC.

Alors qu'il menace de désobéir et demande la collaboration de tout séparatisme – également celui de Puigdemont – pour exécuter son plan, Torra continue de refuser d'annoncer la date d'une élection qu'il dit avoir décidée. Depuis des mois, le chef de l'exécutif catalan est séduit par l'idée de s'enfermer au Palau de la Generalitat une fois disqualifié pour laisser entendre qu'il hésite à se conformer à la sentence. Une reconstitution qui pourrait aboutir à la signature du décret de convocation électorale après que la Haute Cour a prononcé sa disqualification définitive, mais avant que la confirmation de sa condamnation ne soit notifiée et, par conséquent, soit effective.

Date "décidée", mais masquée

54 jours doivent s'écouler depuis l'appel électoral pour la tenue d'élections anticipées qui, si Torra exécute cette manœuvre, les placeraient entre novembre et décembre, en fonction du jour où la Cour suprême ratifie la disqualification.

Si Puigdemont ignorait Torra et imposait d'essayer d'investir dans un candidat alternatif, les élections pourraient être reportées à février ou mars 2021.

Avec Torra expulsé, ce sera le vice-président Pere Aragons, d'ERC, qui assumera le poste à titre intérimaire. Il entamera une période de 10 jours pour présenter un candidat pour occuper la Présidence de la Generalitat de manière stable et l'oindre en séance plénière d'investiture.

Une fois que ce candidat a été battu en raison du manque de soutien présumé – ni l'ERC ni la CUP ne le soutiendront – une dernière période de deux mois sera ouverte, à partir du premier vote d'investiture. Si au cours de cette période aucun candidat n'a été élu, la législature est automatiquement dissoute et le président par intérim (dans ce cas le vice-président Pere Aragons) déclenche immédiatement des élections, selon la loi de la présidence de la Generalitat. Les élections auront lieu entre 40 et 60 jours après le déclenchement des élections.

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