Catégories
Actus culinaires

Mariano Rodado: "La police nationale n'a jamais torturé; s'il y avait un cas particulier, elle a déjà été punie"

Actualisé

Jeudi,
2. 3
juillet
2020

23:27

Le secrétaire général du SUP au Pays basque évite de remettre en cause la décision constitutionnelle approuvant la loi basque sur les abus de la police, mais refuse avec force une règle qui "criminalise" le corps de police qui a combattu le terrorisme au Pays basque

Le secrétaire général du SUP, Mariano Rodado, lors d'une apparition avant ...

Le secrétaire général du SUP, Mariano Rodado, lors d'une apparition devant les médias.
SON P

Mariano Rodado, secrétaire général du SUP au Pays basque, évite de remettre en cause le contenu de la condamnation prononcée mardi dernier par la Cour constitutionnelle qui rejette le recours présenté par les citoyens et permet le développement de cette règle par le gouvernement basque. Rodado, un policier expérimenté dans la lutte contre le terrorisme, prévient que son syndicat "continue de se battre" pour défendre l'honneur de la police qui a combattu l'ETA.

Question – Comment le SUP évalue-t-il la décision de la Cour constitutionnelle qui approuve la soi-disant loi basque sur les abus policiers?

Réponse.- Nous n'allons pas évaluer une sentence constitutionnelle. Nous l'assumons. Cela peut nous plaire ou non, mais c'est l'affaire des tribunaux.

Q.- La sentence garantit qu'il existe une commission d'évaluation qui détermine s'il y a eu ou non torture sur la base des témoignages de victimes présumées, votre syndicat de police assume-t-il la fonction de cette commission d'évaluation?

R.- Bien sûr que non. Il n'est pas possible de mettre en place une commission d'enquête en marge de la justice et qui peut même avoir la capacité de modifier des faits déjà jugés.

Q.- La loi basque donne au témoignage des victimes une valeur absolue pour se positionner sur les mauvais traitements allégués..

R.- C'est une violation de l'Etat de droit et des garanties de l'Etat de droit. Il ne peut pas être que par une simple déclaration un crime de torture soit admis au traitement. Lorsqu'il y a un torturé, il doit y avoir un tortionnaire et la présomption d'innocence doit être garantie pour lui permettre de démontrer qu'il ne l'a pas été. Avec cette loi, les garanties judiciaires sautent dans les airs.

Q.- Mais la loi basque s'engage à ne pas aller plus loin sur l'auteur des faits, n'est-ce pas suffisant?

R.- Non, ce n'est pas suffisant. Parce qu'alors, celui qui est criminalisé n'est pas un agent mais un corps de police qui n'a pas de capacité juridique de défense. La police nationale, la garde civile ou la Ertzaintza sont criminalisées car nous sommes en première ligne. Mais il y a aussi une criminalisation des agents publics tels que les juges ou les procureurs qui sont accusés de ne pas avoir agi contre des allégations de torture.

Q- Les forces de sécurité de l'Etat sont systématiquement torturées en Euskadi? La police nationale l'a-t-elle fait?

R.- La police nationale n'a jamais torturé. S'il y a eu un cas particulier, il a déjà été puni. Il n'y a jamais eu de torture systématique.

Q.- Quels sentiments sont générés parmi les agents de la loi sur les abus de la police et cette décision de TC?

R.- C'est très simple. Ici, il y a eu près de 1000 victimes du terrorisme de l'ETA, mais il y a également eu des victimes avec des problèmes de stress post-traumatique, d'alcoolisme, de solitude … Il est inadmissible qu'une loi soit votée remettant en cause le travail et le sacrifice du corps de police. Il fut un temps où ils nous ont tellement tués qu'ils l'ont fait juste pour voir comment nous sommes tombés. Nous sommes une police d'État mais nous sommes une police basque qui fournit un service à tous les citoyens basques en fonction de nos compétences. Quelqu'un a décidé de faire une loi contre nous appelée «abus de la police» qui est déjà une insulte à tous les agents de la police nationale, de la garde civile et de l'Ertzaintza. Le contexte de cette loi est de signaler que certains sont responsables de tortures qui n'existaient pas et qui n'ont pas été ratifiées par les tribunaux.

P.- Le chef du SUP a rejeté la loi avec une douzaine d'organisations de la police nationale, de la garde civile et même des organisations de victimes. Après la décision constitutionnelle, que feront-ils?

R.- Nous l'étudions. Nous n'abandonnons pas. Nous pensons que c'est injuste et qu'il y a beaucoup de collègues qui sont tombés et beaucoup d'autres qui ont risqué leur vie au Pays basque. Il faut raconter les choses comme elles se sont passées, pas comme cela intéresse certaines d'entre elles. Nous allons continuer et nous chercherons également les canaux légaux qui sont entre nos mains. Nous continuerons à nous battre.

Selon les critères de

Le projet Trust

Savoir plus

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *