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Gudari Eguna: "Le culte de l'ETA face à la passivité institutionnelle"

Dimanche,
27
septembre
2020

20:21

Indignation des victimes pour des actes qui s'habillent comme «normaux» et que «les enfants considèrent les meurtriers comme des heures». «C'est la nouvelle norme de la justice», disent-ils

Photos d'ETA dans la rue d'une ville basque à Gudari Eguna.

Photos d'ETA dans la rue d'une ville basque à Gudari Eguna.
Twitter @CovitePV

Il est très inquiétant que la haine et le culte de l'ETA continuent là, année après année, devant la passivité de nos institutions. Hommages avec style à tous les membres de l'ETA, qui transmettent aux enfants, aux nouvelles générations, qu'ils sont «des héros qui ont donné leur vie pour un rêve», alors qu'ils ne le sont pas. Ce sont des meurtriers ou des complices de meurtriers. Consuelo Ordez, président de Covite, exprime l'indignation des victimes car les rues basques deviennent les autels de l'ETA, comme si elles étaient des héros. Il est urgent de devenir un enseignant des valeurs démocratiques et d'enseigner aux nouvelles générations ce qu'est l'ETA et quelles en ont été les conséquences. Mais malheureusement, nous sommes très peu nombreux à faire un effort pour faire ce pédagogue, déplore-t-il.

Le Gudari Eguna, (le jour du soldat basque) a été célébré ce dimanche, comme chaque année, dans la normalité anormale de se souvenir impunément des membres de l'ETA sur les places et rues de différentes villes du Pays basque et de Navarre. La Cour nationale a permis que ces actes soient commis malgré la dénonciation de Dignité et Justice, qui a tenté de les interdire au motif qu'ils supposent, avec leur seule convocation, un crime d'exaltation du terrorisme et d'humiliation des victimes de l'ETA.

C'est la nouvelle norme de justice dans laquelle tout ce qui a trait à l'ETA a disparu, dit-il Daniel Gardien, président Dignidad y Justicia. La glorification du terrorisme n'a plus d'importance, mais une loi va être faite pour poursuivre l'éloge du franquisme. Cela ne s'est pas produit avec ETA. Les victimes de l'ETA sont les dernières, dit

Initialement proposés en hommage à Jon Paredes (Txiki) et ngel Otaegi, deux militants de l'ETA abattus en 1975 sous le régime de Franco, ils finissent par être un hommage général aux membres morts de l'ETA. Dans les actes d'hier, il a également profité de l'occasion pour se souvenir d'Igor Sola, qui s'est suicidé dans sa cellule de Martutene et qui a été qualifié d'assassiné dans l'appel aux actes.

Les victimes savent clairement que ce qui est en jeu, c'est l'histoire, le souvenir de plus de 40 ans d'activité terroriste. Aussi la gauche nationaliste. Précisément, Haimar Altuna, Le leader de Sortu qui a participé à l'acte dans le cimetière de Zarautz en hommage à Txiki et Otaegi, a critiqué l'insistance de certains pour qu'il y ait une histoire de gagnants et de perdants. Nous n'accepterons pas que vous nous disiez quoi dire, encore moins ressentir, il a déclaré.

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